Blogue

par Julien Mbony

Mon entrevue pour Radio-Canada «Comprendre le potentiel de la technologie Blockchain»

Crédit photo : iStock

Voici une copie de l’article de Radio-Canada sur le Blockchain du 21 mai 2018 que j’ai eu à collaborer:

Julien Mbony a cofondé au début de l’année Blockchain Hub Québec, un organisme à but non lucratif dont l’objectif est de promouvoir le potentiel de la chaîne de blocs, la blockchain. Comme plusieurs, le jeune entrepreneur est persuadé que cette technologie amènera des transformations profondes au sein de certaines industries.

– Un texte de Jonathan Lavoie –

Les cryptomonnaies, qui reposent sur cette technologie, ont attiré son attention pour la première fois au tournant de l’année 2013, alors que WikiLeaks faisait les manchettes pour ses divulgations d’informations diplomatiques.

Rapidement, les gouvernements ont voulu saborder le financement de l’organisation et plusieurs grandes banques ont bloqué les transferts d’argent. WikiLeaks s’est alors tourné vers les dons en bitcoins pour contourner l’embargo de ces institutions.

C’est une forme de liberté qui est redonnée aux gens par rapport à leurs actifs, c’est ça qui m’a marqué, se rappelle le jeune entrepreneur.

Le Canada dans la course

Le Conseil national de recherches du Canada utilise la technologie de la chaîne de blocs depuis janvier. L’organisme publie les subventions octroyées en temps réel sur la chaîne de blocs Ethereum dans le but d’accroître la transparence de ses activités. La Banque du Canada mène également des tests sur les façons d’intégrer la chaîne de blocs aux opérations financières.

Remplacer les tiers de confiance

Si ceux qui souhaitaient donner à WikiLeaks ont pu contourner les banques, la chaîne de blocs pourrait aussi permettre d’éliminer les tiers de confiance dans d’autres domaines, comme les assurances ou l’immobilier.

C’est du code, des mathématiques et de la cryptographie, une science exacte, donc toute l’information qui est transigée, on sait qu’elle est valide et on ne peut pas revenir en arrière, résume Julien Mbony.

Le titulaire d’un bac en finance estime que l’élimination des intermédiaires est particulièrement intéressante là où la population n’a pas confiance en ses institutions.

Je pense qu’ultimement, les gens vont avoir plus confiance à des machines qu’à des humains.

Dans une chaîne de blocs, toutes les informations sont distribuées à l’ensemble des utilisateurs du réseau. Les ordinateurs faisant partie de ce réseau possèdent une copie d’un grand livre comptable qui sert à authentifier les transactions.

Dans le cas du bitcoin, ce processus d’authentification est assuré par les mineurs qui, en échange de leur travail, reçoivent un paiement en cryptomonnaie.

Les cryptomonnaies, c’est la recherche et développement du blockchain. Toute l’attention y est, il y a de l’argent à faire, donc ça donne un incitatif aux gens pour développer la technologie. 

Mise en garde de l’Autorité des marchés financiers

L’Autorité des marchés financiers du Québec (AMF) rappelle aux investisseurs que les cryptomonnaies sont un investissement à très haut risque. Ces monnaies virtuelles extrêmement volatiles ne sont gérées par aucune banque centrale et les investisseurs ne bénéficient d’aucune protection.

Des interfaces à développer

La chaîne de blocs est d’abord et avant tout une manière de structurer une base de données, un réseau structurant qui peut soutenir une diversité d’applications, comme Internet sert de base aux courriels et aux réseaux sociaux.

Pour que la technologie de la chaîne de blocs soit largement adoptée par le public et les entreprises, il faudra toutefois concevoir des interfaces simples à utiliser.

Ce qui manque, ce sont les applications qui rendent ça vraiment convivial, au point où les gens ne se rendront pas compte qu’ils sont sur une plateforme blockchain. On s’en va vers là, assure Julien Mbony.

Partenariat au sein de l’Union européenne

Le 10 avril, 22 pays de l’Union européenne ont signé une entente de collaboration pour le développement de la technologie de la chaîne de blocs. Selon la commissaire à l’économie numérique, Mariya Gabriel, dans l’avenir, « tous les services publics utiliseront la technologie blockchain ».